.. les banques d’images.
Ça commence comme ça, sur France Ô. C’est loin d’être notre chaine favorite (en a t-on une ?), mais il y a parfois des analyses intéressantes.
Là, on voit les mondialisation et globalisation sous un angle pervers, c’est le dumping des salaires en somme.
D’abord ces photographes “professionnels”, à la prestigieuse signature qui râlent par l’ombre qu’on leur fait avec ces collecteurs de photos à 1 euro.. comme “Photolia”. Cette boite “emploie” des centaines de pigistes photographes, non salariés qui envoient leurs photos pour 70 ct de dollar.
Amazone est un des premiers à profiter du mécanisme.
Mechanical turk, comme ils disent..
Amazon Mechanical Turk (beta)
Amazon Mechanical Turk est un marché pour le travail qui nécessite l’intelligence humaine. Le service Web Mechanical Turk permet aux entreprises d’accéder via un programme à ce marché et à une main d’œuvre variée à la demande. Les développeurs peuvent tirer profit de ce service pour construire une intelligence humaine directement dans leurs applications.
Plus précisément :
Amazon a sorti il y a quelques jours un nouveau service assez étonnant, qui consiste à faire appel à des humains pour effectuer des tâches que les ordinateurs ne parviennent que difficilement à mener à bien.
Le service s’appelle “Mechanical Turk”, en référence à l’automate inventé à la fin du 18e siècle, se présentant comme un joueur d’échec mécanique capable de battre de forts joueurs. La machine était en réalité une supercherie : un joueur humain était caché à l’intérieur et pilotait les déplacements de l’automate. Une façon pour Amazon de souligner que derrière l’apparence de l’intelligence mécanique se trouve l’intelligence humaine, et le service est d’ailleurs qualifié “d’Intelligence Artificielle Artificielle”.
Concrètement, le but est de proposer aux internautes des tâches diverses, répétitives mais simples pour un humain. Par exemple, indiquer la présence d’un objet donné dans une image. Ou choisir dans une série de photos d’immeubles celle qui montre le plus clairement la façade d’un commerce donné.
Les détracteurs perlent de “nouvel esclavagisme” car les “employés” sont souvent des petites mains qui trouvent difficilement un job fixe.. sur toute la planète puisque les relations employeur/employéss/fournisseurs/clients se font via internet.
Le reportage pointe un richissime américain qui a tout misé sur ce mécanisme. Brock Pierce est patron d’IGE – boite de jeux en ligne où on vend des services pour améliorer son jeu (on achètera une épées magiques à quelques 800 euros peut-être !.) Mais la conception de ces outils est sous-traitée en Chine où les “employés” finaux se régalent à midi, d’une soupe à 70 ct d’euros, bossant plus de 12h par jours.
Les technologies font rarement du “social”, c’est vrai, mais un des 20 “employés” de telle petite boite, deviendra peut-être un grand patron un jour .. comme l’a fait Brock Pierce.












































