Suite à quelques joutes et réflexions avec @Liang – un “chinois” qui entend mal la portée des philosophies occidentales
♦ Point de vue occidental (occidental qui est allé voir de l’autre cpoté de la planète)
>Le mal, le bien, existent t-il ?
“Ce qui existe se mesure” aurait pu dire Lavoisier.
Ce “bien” vs ce “mal”, C’est après le “métier le plus vieux du monde”, le sujet le plus galvaudé. Il n’empêche que c’est l’Occident, les judéo-chrétino-islamismes, qui ont inventé ces trucs (après Azura-Mazda qui est le véritable fondateur du monothéisme) qui, paradoxalement, entravent notre réflexion.
L’Occident a surtout inventé le “binaire”, comme si tout était blanc ou noir.. jamais bleu.
On ne va pas faire l’apologie du carnage d’Oslo, mais quand on y regarde de plus près, même là, “tout n’est pas si noir que ça”. On veut dire que ce “modèle” de Breivik, mais il n’empêche que sa “croisade” contre l’Islam doit bien être comprise par au moins 1/10 des populations européennes. “Comprise” parce que justifiée.. on peut être d’accord avec l’islamisation et le remplacement des cultures mais il est tout aussi légitime de vouloir se défendre.
Là, on remarque un truc intéressant dans ma dialectique, c’est qu’un fait esl “mal”, mais, dès qu’on débat du sujet, de proche en prioche on trouve toujours justification, explication à tout – sans exception.

On défend la Palestine ici, soit. On réprouve les carnages, les boucheries cachères de l’occupant sioniste de la Palestine mais, imaginons Israël disparu (Dieu ait son âme), il est fort probable que les palestiniens nantis maintenant, ferrailleraient avec le Jordanie, le Liban ou l’Egypte pour telle ou telle raison.
Après s’être fait – d’une certaine façon, l’avocat de ce diable de Breivik, prenons les oripeaux d’un avocat de ce re-diable d’Hitler.
Si Staline est le fossoyeur de 30 millions de malheureux riches (1), intellectuels, opposants .. que dire du problème juif d’Adolf ? A condition de mettre de côté ce problème, on a évalué assez justement que, si Hitler n’avait pas repoussé le communisme, la France serait tombée dedans.. Hitler aurait fait des “économies” d’une certaine façon, sur les perspectives meurtière du Petit Père du Peuple. Mêmes réflexions pour l’Italie de Mussolini et bien sur celle du Caudillo qui elles – Espagne, était vraiment tombé dedans, l’URSS armant de mitrailleuses lourdes et de canons “légers” les non-violents espagnols !
Comme quoi, à condition de saupoudrer d’historicité, le Bien et le Mal deviennent vite très subjectif. Le bien et le mal, dans le fond, n’existent “existentiellement” que quand ils nous touchent dans notre sphère des réalités. Quand ils s’éloignent de notre proximité (!), ils deviennent “relatifs”, relatif au contexte élargi.
On se rappelle cet exemple exemplaire : “Il en a laissé périr 20 pour en sauver 2000..” qui nous interdisent (si les faits sont avérés) tout débat philosophique, même platonicien.
“Il en a laissé périr..” étant d’ailleurs le principe de toute guerre, quand on y songe !
A l’extrême – ce n’est même pas une blague.. des bouddhistes, Chan (appelé Zen au Japon) trouvent naturel que le corps de leur mère soient mangé par les asticots – c’est “bon” pour les asticots. Car effectivement, ce qui défini ces “bien” et ces “mal”, c’est la position du curseur de notre sensibilité, la mise en perspective dans le contexte. Les morts s’en foutent bien, c’est par égoïsme qu’on les pleure. Je pleure mon père car il me manque “à moi”, lui – n’a plus mes problèmes.
Les asiatiques, dépourvu de l’hypocrisie “monothéiste”, ont une vision (comme on vient de l’évoquer) très différente de la notre.
Ainsi “littéralement”, on serait porté à écrire que ce qu’a fait Breivik, ne relève ni du Bien, ni du Mal qui sont des concepts aussi fumeux que les religions dogmlatiques.. mais assurément, on peut assurément conclure qu’il aurait pu – faire autrement !
En espérant n’avoir pas rasé de redites convenues.

♦ Point de vue asiatique, qui a fait lui aussi son “VOyage en Occident”(2) (là où il fait jours) .. de près.
En effet, l’une des différences majeures dans la représentation du monde, à travers la langue, est la considération de ce qu’est une contradiction (contraire, dire). Quand il y a contradiction, la forme la plus violente et censée de l’enlever, est la guerre.
Dans la langue chinoise, il existe une classe de mots composés de contraires – des pairs. Par exemple, haut-bas, long-court, bien-mal, est-ouest (dong xi : chose), etc. Le Yin-Yang [阴 yin 阳 yuang] est la forme la plus générale. L’absolu en chinois se dit : Jue Dui (绝对) – plus de pair.
L’influence sur l’épistémologie est de taille : les chinois représentent les choses du monde par une tension dont l’évolution est permanente – une sorte d’ontologie dynamique basée sur le « Peut être », contrairement à la représentation par essence (et immuable) de l’être – une ontologie statique.
Ce qui fait que, la seule chose qui est absolue, qui, de Soi, est et agit, c’est le Dao. Le Bien ou le Mal, n’est qu’une absurdité de la construction langagière des humains croyant que le discours – le logos, la démonstration, etc -, est la seule voie d’accès aux vérités, et ce, au détriment de la méditation.
(1) in “Le Livre Noir du Communisme”
(2) Référence à l’ouvrage fondateur de la réflexion bouddhiste chinoise (teintée de synchrétisme da/Tao¨Piste)?