Sous-titré : Chat mort-vivant.
♣ Ici, on ne se prend pas trop au sérieux, il y a des centaines de sites rasoirs qui font ça très bien.. On use même de dialectique simplificatrice.. « populo » en somme, mais, ça ne nous empêche pas de faire marcher le neurone le cas est chiant.
Cette feuille a pour but de montrer que : le vrai, le faux, c’est pas si évident que ça. Descartes a mit sur pieds la logique, bien pratique en général , mais il ne suffit pas de faire cocorico pour avoir toujours raison. En cherchant un peu, on découvrira que des objets « vrais » pour certains ; seront légitimement faux pour d’autres, pire, qu’un même objet peut être et vrai, et faux.
Dans certains cas, en physique des particules par exemple, tel résultat apparaît « un peu avant que les conditions soient réunies pour que le résultat n’apparaisse” – un peu comme si l‘allumette s’allumait juste avant qu’on ne la gratte. Ça s’explique mathématiquement mais ça vole trop haut pour nous.
Un type a fait une singulière expérience pour nous aider – pauvres pêcheurs – à comprendre :
Ce salaud de Schrödinger a même sacrifié son chat pour donner raison à sa curieuse hypothèse, la Police le recherche pour le compte de la SPA.
A condition d’avoir une bonne heure devant soi, on peut aider la volaille à faire avancer l’enquête ..
L’expérience du chat de Schrödinger fut imaginée en 1935 par le physicien Erwin Schrödinger, afin de mettre en évidence des lacunes supposées de l’interprétation de Copenhague de la physique quantique, et particulièrement mettre en évidence le problème de la mesure.
La mécanique quantique est relativement difficile à concevoir car sa description du monde repose sur des amplitudes de probabilité (fonctions d’onde). Ces fonctions d’ondes peuvent se trouver en combinaison linéaire, donnant lieu à des « états superposés ». Cependant, lors d’une opération dite de « mesure » l’objet quantique sera trouvé dans un état déterminé ; la fonction d’onde donne les probabilités de trouver l’objet dans tel ou tel état.
C’est la mesure qui perturbe le système et le fait bifurquer d’un état quantique superposé (atome à la fois intact et désintégré par exemple… mais avec une probabilité de désintégration dans un intervalle de temps donné qui, elle, est parfaitement déterminée) vers un état mesuré. Cet état ne préexiste pas à la mesure : c’est la mesure qui semble le faire advenir.
Toutefois, la notion de mesure ou de bifurcation n’apparaît pas explicitement ni même indirectement dans le formalisme quantique, et les tentatives d’en faire surgir cette notion se heurtent à d’extrêmes difficultés. En conséquence, certains physiciens n’accordent aucune réalité physique au concept de mesure ou d’observation. Pour eux, les états superposés ne s’effondrent (ou ne « bifurquent ») pas, et l’état mesuré n’existe pas réellement (voir par exemple : Hugh Everett).
C’est pour faire apparaître le caractère paradoxal de cette position et pour poser de manière frappante le problème, que Schrödinger a imaginé cette expérience de pensée.
L’expérience
Erwin Schrödinger a imaginé une expérience dans laquelle un chat est enfermé dans une boîte fermée avec un dispositif qui tue l’animal dès qu’il détecte la désintégration d’un atome d’un corps radioactif ; par exemple : un détecteur de radioactivité type Geiger, relié à un interrupteur provoquant la chute d’un marteau cassant une fiole de poison — Schrödinger proposait de l’acide cyanhydrique, qui peut être enfermé sous forme liquide dans un flacon sous pression et se vaporiser, devenant un gaz mortel, une fois le flacon brisé.
Si les probabilités indiquent qu’une désintégration a une chance sur deux d’avoir eu lieu au bout d’une minute, la mécanique quantique indique que, tant que l’observation n’est pas faite, l’atome est simultanément dans deux états (intact/désintégré). Or le mécanisme imaginé par Erwin Schrödinger lie l’état du chat (mort ou vivant) à l’état des particules radioactives, de sorte que le chat serait simultanément dans deux états (l’état mort et l’état vivant), jusqu’à ce que l’ouverture de la boîte (l’observation) déclenche le choix entre les deux états. Du coup, on ne peut absolument pas dire si le chat est mort ou non au bout d’une minute.
La difficulté principale tient donc dans le fait que si l’on est généralement prêt à accepter ce genre de situation pour une particule, l’esprit refuse d’accepter facilement une situation qui semble aussi peu naturelle quand il s’agit d’un objet plus familier comme un chat.
Pourquoi le chat de Schrödinger ?
Cette expérience n’a jamais été réalisée, car :
- Les conditions techniques pour préserver l’état superposé du chat sont très difficiles, tout à fait irréalisables pour plus de quelques molécules ;
- En fait, le passage à l’échelle macroscopique que représente le chat par rapport aux quelques molécules est le principal intérêt de l’expérience de pensée (ce n’est pas une question sur le vivant) ; le rôle du chat serait parfaitement réalisé par un interrupteur ;
- Et même si ces conditions sont atteintes, il s’agit d’une pure expérience de pensée, non réalisable même en principe. En effet, on ne pourra jamais mettre en évidence directement, ou mesurer, que le chat est à la fois mort et vivant car le fait d’essayer de connaître son état provoquera nécessairement l’effondrement de la fonction d’onde[1].
En fait, le but est surtout de marquer les esprits : si la théorie quantique autorise à un chat d’être à la fois mort et vivant, c’est ou bien qu’elle est erronée, ou bien qu’il va falloir reconsidérer tous les préjugés.
Erwin Schrödinger lui-même a imaginé cette expérience pour réfuter l’interprétation de Copenhague de la mécanique quantique, qui conduisait à un chat à la fois mort et vivant. Albert Einstein avait fait la même expérience de pensée avec un baril de poudre. Schrödinger exposa alors à Einstein l’expérience de pensée (un chat et un flacon de poison) qu’il avait l’intention de soumettre sous peu à une revue, et dès lors Einstein employa un baril de poudre avec un chat à proximité[2]. Schrödinger et Einstein pensaient que la possibilité du chat mort-vivant démontrait que l’interprétation de la fonction d’onde par Max Born était incomplète. La partie « quelle solution ? » montre que cette situation souligne bien l’étrangeté de la mécanique quantique, mais ne la réfute pas.
Il est évident que le fait que l’interprétation orthodoxe de la physique quantique mène à un chat à la fois mort et vivant montre que la mécanique quantique obéit à des lois souvent contraires à notre intuition. Pire, on se rend compte que la question n’est pas « comment est-ce possible dans le monde quantique ? » mais « comment est-ce impossible dans le monde réel ? » [..]
Est-il exact de dire que le chat est mort et vivant ?
L’affirmation « Le chat est mort et vivant » est effectivement déroutante, et provoque souvent des blagues sur le « chat mort-vivant ». Notre intuition nous dit que les phrases « le chat est mort » et « le chat est vivant » sont chacune la négation de l’autre. En fait, il existe une troisième possibilité : le chat peut être dans un état de superposition, dans lequel il cumule plusieurs états classiques incompatibles. Il n’y a pas de problème logique (le principe du tiers exclu n’est pas remis en cause), c’est juste qu’un objet quantique peut avoir des propriétés contredisant notre expérience quotidienne.
Pour éviter les abus de langage sur le « chat mort-vivant », on peut préférer dire que le chat est dans un état où les catégorisations habituelles (ici la vie ou la mort) perdent leur sens.
Mais on peut, comme Einstein, refuser d’admettre que le chat n’ait pas d’état défini tant qu’on n’opère pas d’observation, et supposer que si on voit le chat vivant, il l’a été depuis son enfermement. Einstein anticipa sur l’objection de Niels Bohr « Le mystique positiviste va rétorquer qu’on ne peut spéculer sur l’état du chat tant qu’on ne regarde pas sous prétexte que cela ne serait pas scientifique ».
Même en admettant que l’état du chat découle directement de celui de la particule, d’un point de vue sémantique, dire que le chat est mort et vivant n’est pas tout à fait légitime : il est plus précisément
, si on emploie la notation bra-ket de Paul Dirac. Et encore, les coefficients devant les vecteurs « mort » et « vivant » pourraient être des nombres complexes. Le « et » du langage courant n’a pas vraiment de sens dans cette situation, le « et » logique serait à redéfinir. La question n’est pas exclusive à la physique quantique : dans le cas du coefficient
, demander si le chat est vivant ou s’il est mort est équivalent à demander si à 1 h 30 la petite aiguille d’une horloge est horizontale ou si elle est verticale.
Comment est-il possible d’être dans plusieurs états à la fois ?
C’est justement l’équation de Schrödinger qui autorise ces superpositions : cette équation, régissant les états possibles d’une particule étudiée dans le cadre de la physique quantique, est linéaire, ce qui entraîne que pour deux états possibles d’une particule, la combinaison de ces deux états est également un état possible. L’observation provoque en revanche la réduction à un seul état.
Si l’on parvient à provoquer une dépendance directe entre l’état d’une particule et la vie du chat, on devrait pouvoir mettre le chat dans un état superposé, mort et vivant, jusqu’à l’observation, qui le réduira à un seul état.
Quelle solution ?
Différentes options proposent de résoudre ce paradoxe :
Pour les fous de maths et surtout, de logique, 2 paragraphes sur Wiki
Approche positiviste
De nombreux physiciens positivistes, bien représentés par Werner Heisenberg ou Stephen Hawking, pensent que la fonction d’onde ne décrit pas la réalité en elle-même, mais uniquement ce que nous connaissons de celle-ci (cette approche coïncide avec la philosophie d’Emmanuel Kant, le noumène, la chose en soi / le phénomène, la chose telle que nous la percevons). Autrement dit, les lois quantiques ne sont utiles que pour calculer et prédire le résultat d’une expérience, mais pas pour décrire la réalité. Dans cette hypothèse, l’état superposé du chat n’est pas un état « réel » et il n’y a pas lieu de philosopher à son sujet (d’où la célèbre phrase de Stephen Hawking « Quand j’entends « chat de Schrödinger », je sors mon revolver »). De même, « l’effondrement de la fonction d’onde » n’a aucune réalité, et décrit simplement le changement de connaissance que nous avons du système. Le paradoxe, dans cette approche toujours assez répandue parmi les physiciens, est donc évacué.
Théorie des univers parallèles
La théorie des univers parallèles introduite par Hugh Everett prend le contre-pied de l’approche positiviste et stipule que la fonction d’onde décrit la réalité, et toute la réalité. Cette approche permet de décrire séparément les deux états simultanés et leur donne une double réalité qui semblait avoir disparu, dissoute dans le paradoxe (plus exactement deux réalités dans deux univers complètement parallèles – et sans doute incapables de communiquer l’un avec l’autre une fois totalement séparés). Cette théorie ne se prononce pas sur la question de savoir s’il y a duplication de la réalité (many-worlds) ou duplication au contraire des observateurs de cette même réalité (many-minds), puisqu’elles ne présentent pas de différence fonctionnelle.
Malgré sa complexité et les doutes sur sa réfutabilité, cette théorie emporte l’adhésion de nombreux physiciens, non convaincus par la théorie de la décohérence, non positivistes, et pensant que les lois quantiques sont exactes et complètes.
Pour les fous toujours un paragraphes sur Wiki
Théorie de l’influence de la conscience
Un prix Nobel de physique 1963, Eugene Wigner, soutient la thèse de l’interaction de la conscience, dans la décohérence (cessation de la superposition d’état). Dans cette interprétation, ce ne serait pas une mesure, ou des interactions physiques, mais la conscience de l’observateur qui « déciderait » finalement si le chat est mort ou vivant. En regardant par le hublot, l’œil (dans ce cas, c’est lui l’appareil de mesure) se met dans une superposition d’états :
• d’un côté, un état A : « uranium désintégré, détecteur excité, marteau baissé, fiole cassée, chat mort » ;
• de l’autre, un état B : « uranium intact, détecteur non excité, marteau levé, fiole entière, chat vivant » ;
• le nerf optique achemine au cerveau une onde qui est aussi dans une superposition des états A et B, et les cellules réceptrices du cerveau suivent le mouvement. C’est alors que la conscience, brutalement, fait cesser le double jeu, obligeant la situation à passer dans l’état A ou dans l’état B (rien ne dit pourquoi ce serait A ou B).
Wigner ne dit pas comment, mais les conséquences de sa position sont importantes : la réalité matérielle du monde serait déterminée par notre conscience, et celle-ci est unique (deux observateurs humains doivent percevoir la même chose). Cette solution peut être vue comme une variante de la solution « avec variables cachées », où le « paramètre supplémentaire » serait la conscience. Les avantages de cette solution sont les mêmes que la solution avec variables cachées, les inconvénients étant qu’elle repose sur des notions non scientifiques (faute d’une définition scientifique de la conscience).
Une variante intéressante rend le résultat plus spectaculaire encore : un appareil photo prend une image du chat au bout d’une heure, puis la pièce contenant le chat est définitivement scellée (hublots fermés). La photographie ne serait quant à elle développée qu’un an plus tard. Or, ce n’est qu’à ce moment-là qu’une conscience humaine tranchera entre la vie ou la mort du chat. Le signal nerveux remonterait-il le temps pour décider de la vie ou de la mort du chat ? Cela peut paraître absurde, mais l’Expérience de Marlan Scully et le paradoxe EPR illustrent l’existence de rétroaction temporelles apparentes en physique quantique.
Et si le chat était un observateur ?
Dans la résolution du paradoxe du chat de Schrödinger, on considère que le chat n’a pas de conscience lui permettant de jouer le rôle d’observateur. On postule donc que l’expérience du chat de Schrödinger est équivalente à celle du baril de poudre d’Einstein. Ceux qui trouvent contre-intuitif de considérer un chat comme un simple objet dépourvu de conscience peuvent carrément explicitement remplacer le chat par le baril de poudre.
Si au contraire on souhaite étudier ce qui se passe si l’observateur est conscient, on remplace le chat par un être humain, ou on ajoute un être humain dans la chaîne, pour éviter les contestations sur le fait que l’observateur est conscient. Ce sont les variantes de l’ami de Wigner et du suicide quantique.
Il faut bien comprendre que les cas d’observateurs conscients constituent des variantes du problème initial, tandis que celles où l’observateur n’est pas conscient sont des reformulations équivalentes.
L’ami de Wigner
Dans cette variante imaginée par Eugene Wigner, un de ses amis observe le chat en permanence par un hublot. Cet ami aime les chats.
Donc la superposition d’états du chat mort/vivant conduirait à une superposition d’états de l’ami de Wigner triste/heureux, si l’on suppose qu’un observateur conscient peut également être mis dans un état superposé. La plupart des interprétations ci-dessus concluent au contraire que la superposition d’états serait brisée avant d’entraîner celle de l’ami de Wigner.
Le suicide quantique
Le suicide quantique propose qu’un être humain, capable de jouer le rôle d’observateur, prenne la place du chat. Cette situation pose problème aux interprétations faisant jouer un rôle à la conscience, car notre courageux volontaire ne peut avoir conscience par définition que d’être vivant (voir aussi Le cru et le cuit). Cela entraîne de nouvelles questions.
Contrairement au cas du chat (non conscient, rappelons qu’en cas de doute sur ce sujet on peut remplacer le chat de Schrödinger par le baril de poudre d’Einstein), cette expérience conduirait à différents résultats selon les interprétations. Elle permettrait donc d’éliminer plusieurs interprétations si elle n’était pas irréalisable pour une multitude de raisons évidentes.
Interprétation de Wigner
L’interprétation de Wigner conduit à l’impossibilité de la mort de notre volontaire… qui doit donc interdire la désintégration de l’atome.
En effet, d’après Wigner, c’est la prise de conscience d’un état qui provoque, directement ou indirectement, l’effondrement de la fonction d’onde. La prise de conscience n’étant possible que dans le cas « vivant », cela rend impossible l’effondrement de la fonction d’onde dans l’état « mort » (en tout cas tant qu’il n’y a pas un « ami » de Wigner pour prendre conscience de l’état de l’expérimentateur).
Que se passe-t-il quand la probabilité de désintégration devient très proche de 1 ? Jusqu’à quand les atomes accepteront-ils de ne pas se désintégrer parce qu’un humain ne peut avoir conscience de sa propre mort ?
Cas des Univers Multiples d’Everett
Le cas du « suicide quantique » a été, à l’origine, imaginé pour contrer cette interprétation.
Cette interprétation fait également jouer un rôle à la conscience, car elle stipule qu’à chaque observation la conscience se « scinde » en autant d’univers que d’observations physiquement possibles…
Dans cette interprétation, il y a toujours au moins un univers dans lequel l’expérimentateur est vivant (à moins que la probabilité de mourir soit de 100 %). On pourrait dès lors se demander si la « conscience » ne bifurque pas systématiquement dans l’univers avec le résultat « vivant », menant à une sorte d’ « immortalité quantique » ; l’auteur et acteur Norbert Aboudharane a brodé autour de ce thème sa pièce Le chat de Schrödinger.
Quelques paragraphes sur Wiki.
Œuvres de fiction
Dans le roman Le Chat passe-muraille, un chaton nommé Pixel dispose de pouvoirs inexpliqués. Finalement, la seule explication donnée est qu’il est un chat de Schrödinger[9].
Armand Gatti (auteur de théâtre) se réfère très souvent au chat de shrödinger dans son œuvre. Notamment dans “La Parole Errante” et “la trajectoire des langages” (édition Verdier)
L’auteur et acteur Norbert Aboudarham a brodé autour du thème de l’immortalité du « suicidé quantique » sa pièce Le chat de Schrödinger.
Raul Endymion, le narrateur des deux derniers tomes du cycle d’Hypérion de Dan Simmons (Endymion et l’Eveil d’Endymion), est enfermé dans une boite à chat de Schrödinger. Condamné à mort, c’est dans cette boite qu’il raconte ses aventures en attendant la libération aléatoire du gaz toxique.
L’un des personnages du manga et anime Hellsing s’appelle Schrödinger. Ce membre de l’organisation Millenium est un jeune homme doté d’oreilles de chat et possédant la capacité d’être à la fois partout et nulle part.
Dans le dernier épisode de la saison 1 de la série américaine The Big Bang Theory, Sheldon, sollicité par Penny, compare à cette expérience de pensée la possible relation entre cette dernière et Leonard, et lorsque Leonard embrasse subitement Penny lors de leur premier rendez-vous, celle-ci s’exclame « le chat est bien vivant ! ».
Dans l’épisode “Les réfugiés” de Stargate SG1, Samantha Carter montre un chat nommé Schrödinger à un visiteur et lui explique d’où vient son nom, l’expérience du Chat de Schrödinger.
Dans la bande dessinée Jack B. Quick, scénarisée par Alan Moore, lorsque le personnage principal teste la loi de la lévitation félino-tartinique (ou Paradoxe du chat beurré), son chat finit par s’enfuir et l’épilogue dit qu’il alla se réfugier chez M. Shrödinger et qu’on ne l’a jamais revu.
Dans la série télévisée Sliders : Les Mondes parallèles, le personnage principal Quinn Mallory, qui est étudiant en physique quantique, expérimente lors de l’épisode pilote sa machine sur son chat domestique appelé Schrödinger.
L’auteur Anglais Terry Pratchett, dans son livre “Mécompte de fée” fait une allusion à cette expérience lorsqu’un des personnages enferme un chat dans une boite. Il explique alors que dans cette situation le chat est soit a)Mort, b)Vivant ou c)Vachement en colère.
Terry Pratchett toujours, dans son livre “le dernier héros”. La Mort, qui essaie de comprendre les Hommes, est devant une boite. Son domestique, Albert, lui explique que c’est en soulevant le couvercle qu’il sera déterminé si le chat est vivant où mort. “-Le chat va mourir quand il n’y aura plus d’air ? -Je pense qu’il risque de mourir, oui, monsieur, répondit son valet de chambre Albert. Mais à mon avis, c’est pas ça l’important. Si j’ai bien compris, vous savez pas si le chat est mort ou vivant tant que vous avez pas regardé. -Nous serions dans de beaux suaires, Albert, si, Moi, je ne savais pas reconnaître le mort du vif sans aller y voir de plus près. -Euh… Théoriquement, Monsieur, c’est le fait même de regarder qui détermine si c’est vivant ou pas.” La Mort parut choqué. “-Insinuerais-tu que je vais tuer le chat rien qu’en le regardant ? -C’est pas vraiment ça, monsieur. -Je veux dire, ce n’est pas comme si je faisais des grimaces, des choses comme ça.”













































Et à aucun moment, aucun, le penseur ne se demande si lui ne serait pas à la fois mort & vivant.
A aucun moment il ne se demande si la mort peut être distinguée du vivant, si l’une ne ferait pas partie de l’autre.
Mais ce n’est de ça qu’il s’agit. C’est une image quantique, mot qui pour beaucoup veut dire mystère scientifisé faute de connaissance. Ah. l’obsession de vouloir que quelque chose ou quelqu’un soit vrai ou faux, de gauche ou de droite, noir ou blanc, etc..
Mais vrai que quand on a le nez au milieu de la figure, on peut rarement voir la même chose avec les 2 yeux.
Non, loin de moi l’idée de remettre en question l’universalité incontestable de l’eurocentrisme, superbement prouvée par des siècles de succès flagrants.
J’aurais pu mettre cette remarque ailleurs sur ce blog.
Merci Jean-Christophe..
Vos réflexions toucherons plusieurs amis, dont @Liang qui a une logique justement entre deux chaises
la française et la chinoise.
Il ne faut pas marcher longtemps dans la rue pour comprendre que les choses comme les actes ont souvent plusieurs éclairages, que ce qu’on croit vrai aujourd’hui ne le sera plus ce soir.
Le chan (Zen des japonais) évacue se ‘problème’ en considérant qu’on fait partie de Tout..
Il y a tout de même des réalités sensibles bien que nous n’en n’ayons aucune vision réelles. j’avais répondu à un jeune qui se posait des questions existentielles sur le courant électrique en le niant plus ou moins, qu’il lui suffisait de mettre les doigts dans une prise de courant et de se répéter: non, la tension électrique n’existe pas…
Il y aurait des remarques à faire aussi avec ces questions de mesure, en boîte ou non, car selon M. Heisenberg, il y a incertitude à vouloir mesurer à la fois la position d’une particule EN MÊME TEMPS que sa vitesse de façon exacte. Plus l’on détermine avec précision l’un, moins on saura de chose sur l’autre. Bref! lol.
Il est vrai que l’eurocentrisme rayonne par ses résultats, on en subi chaque jour le doux massage du portefeuille et de nos cerveaux.
Bonne année, Jean Christophe.