♣ LHDDT : Introduction d’un béotien
Fin XVIII ème, On découvre la logique – on commence à donner des noms aux choses, on dénombre, classe, classifie, trie, encarte, pèse, analyse .. bien, mais que va t-on faire de cette foule de mots qu’on vient d’inventer !?
A l’époque, on pense encore que l’eau fait “glou-glou”, parce que – naturellement, elle fait glou-glou.
Puis, d’aucun se rend compte qu’elle ne fait pas “glou glou” sous tous les soleils.. On va nommer les organes de la communication. On invente/découvre la linguistique, entre autres : que notre langue n’est pas la seule. On se met à les comparer, ces langues. Puis, lentement – trop lentement, on se penche sur les sens des mots véhiculés par ces diverses langues.. l’écart des socio-cultures. D’autres pensent que justement, c’est comprendre ces écarts qui aidera à faire coïncider les idées, les concepts, si différents a priori.. que les ponts entre les cultures sont les moteurs indispensables à l’équilibre : se comprendre autrement que dans des rapports maitres à esclaves.
Deux siècles plus tard : Les moyens de transports, de communications, rétrécissent le monde..
Une harmonieuse communication serait gage d’échanges, d’apports des cultures entre elles. Utopie ?
On assiste à un certain lissage des cultures du aux outils modernes de communication, TV, internet, hégémonie US aussi, mais il n’est pas d’empire qui ne se soit effondré, non ?
En espérant que ça ne reste pas utopique, depuis une trentaine d’année, quelques équipes se sont attelées à la communication entre les cultures, dépassant les arrières pensées politiques – dont Transcultura qui fédère, émerge, depuis une vingtaine d’années déjà .

Alain le Pichon est anthropologue, président et fondateur avec Umberto Eco de l’Institut International Transcultura et de l’Observatoire Transculturel Européen.
Il est également l’éditeur scientifique de l’Encyclopédie transculturelle des mots et concepts clés[2].
Avec le support de la Commission Européenne, Alain le Pichon a créé et développé ce réseau académique international, travaillant comme un laboratoire, ouvrant un nouveau champ dans la recherche anthropologique et des sciences sociales, lançant, coordonnant et dirigeant, depuis 1988, des programmes de recherche internationaux, basés sur des méthodologies transculturelles, tels que : Ethnologie de la France par des chercheurs du Tiers Monde 1982-1985, Sguardi venuti da lontano Bologne 1988-1989, Europe –China :New perspectives in economy, et un programme d’enseignement à distance : Méthodologies Transculturelles[3].
Travaux[modifier]
Depuis 20 ans, avec ses partenaires Chinois, Africains ou Indiens, l’Institut International Transcultura dirigé par Alain le Pichon et Umberto Eco, développe une approche de la connaissance réciproque et des méthodologies qu’elle suscite. Il s’agit, en considérant la réalité des forces et des ressources culturelles en présence, de proposer des scénarios d’échanges culturels et artistiques, fondés sur ce principe de réciprocité.
En octobre 2010, l’Institut Transcultura est chargé de l’organisation académique du premier Forum Culturel Euro-Chinois (EU-China High Level Cultural Forum[4]), lancé à Bruxelles par la Commission Européenne et le Ministère Chinois de la Culture.
Sur ce lien, dans ce cadre élargi, d’autres interventions de Liang Shao, Chercheur au LMFA (Centrale Lyon) autour d’un thème principal ” .. bien se comprendre – mutuellement” :
1. Les agences de notation, une réalité dérangeante
2. L’après démocratie, pour un monde meilleur
3. Les artisans antiques, des ingénieurs centraliens?
4. Le pastafarisme ou la dérision contre les pseudos sc…
5. L’origami, ou comment plier les mathématiques
6. La fonction de reproduction comme vous ne l’avez jam…
7. Endettons-nous
8. La transculturalité de l’anthropologie réciproque : …
9. La physique statistique à l’échelle humaine
10. La représentation de la pensée de la technique, de l…
tout un programme.
Voyez par exemple, deux exemples sur les sensibilités de part le monde – ici, ces deux images passeront pour amusantes, anodines, voire artistiques; sous d’autres cieux, elles seront réprouvées pour le moins.. le langage, les concepts – c’est la même chose..
Pourtant, dans le fond de l’homme, le vocabulaire de la bonne volonté est a priori, sont les mêmes.. tant qu’ils ne sont pas pourri par l’égo, l’intérêt. Pour preuve : ces dictons.. adages français comme “tant va la cruche ..” on les retrouve exactement que ce soit en Chine, en Grande Bretagne ou dans les pays arabes. La “der des ders” ne fut pas la dernière – loin s’en faut, mais même s’il y a du chemin sur la planche – tout n’est pas perdu !
♣ Salut à tous
L’homme se distingue des animaux par sa capacité de transformer les signes ou les symboles de son langage en réalité avec laquelle il vit. La difficulté est de savoir où se situe l’horizon entre le réalisable et l’imaginaire utopique, et donc, l’adéquation entre les mots et les choses. Cet horizon est continuellement repoussée et redéfini, au fur et à mesure que le savoir des humains s’accumulent et se renouvelle.
A cet égard, le langage au sens large du terme, est l’outil le plus précieux des humains. Il permet de structurer, de formuler la pensée et de raisonner. Ensuite, de façonner son monde, de créer sa réalité ou l’adapter selon besoin.
Toute crise de la société humaine, et due à un défaut ou à une erreur épistémologique – l’outil n’est pas parfait, ou, l’outil est mal utilisé.
Le langage des humains, décliné en différentes langues, représente de manière diversifiée le monde – réel ou imaginaire. Nous vivons sur la même planète, mais nous vivons dans des mondes différents.
A l’opposé de la thèse des chocs de civilisations, la vocation de l’anthropologie réciproque (A. Le Pichon) est de promouvoir une nouvelle façon d’étudier l’espèce humaine – : en intégrant les regards différents sur l’homme, issus de différentes civilisations, pour mieux connaître l’autre et mieux se connaître. Et ce, à travers les mots et les concepts clefs du langage parlé et écrit.
Ce faisant, le sens des mots essentiels de différentes civilisations, éclairci sous différents angles, peuvent être mieux compris de tous. Cette démarche permet de constituer une base commune et solide pour tout dialogue positif et tout projet collaboratif, d’introduire une modification appropriée du langage commun ou de chacun. Donc, une réparation des erreurs épistémologiques, une amélioration de l’outil langagier, c.à.d., une meilleure adéquation entre les mots (les signes, les symboles) et les choses.
C’est une nouvelle école de connaissance du monde des humains, dont l’ambition est de défier toute la science humaine d’aujourd’hui, en lui faisant renouveler, planche par planche, du bateau qui la transporte.
Le CNRS a publié les travaux de trente dernières années de l’anthropologie réciproque. C’est une reconnaissance académique de la légitimité de cette approche. Rappelons que, cette légitimité a été refusée, au début, par les gardiens du savoir.
Umberto Eco est l’un des plus grands spécialistes de la sémiotique – l’étude des sens de signes, la grammaire permettant de révéler le sens des signes. C’est aussi sans doute le plus grand connaisseur européen du moyen age. Depuis le début, il met son autorité intellectuelle au service de l’Institut Transcultura, en participant à et en soutenant l’aventure de l’anthropologie réciproque. Il nous aide dans le perfectionnement de l’outil au travers d’une meilleure connaissance de l’espèce humaine, en tant que savant et spécialiste.
Un exemple des concepts clefs étudiée par l’anthropologie réciproque : ordre / chao. Différentes compréhensions engendrent différents systèmes politiques et économiques qui touchent notre vie quotidien.
Liang Show.